La respiration et les tensions

Pourquoi la respiration calme les tensions ?

J'explique régulièrement l'impact puissant d'une respiration profonde aux personne sujettes à de l'anxiété. Il s'en suit régulièrement une phase de doute, avant que la personne l'expérimente par elle-même.

En avril dernier Mark Krasnow, professeur à l'Université Stanford, et son équipe de recherche l'ont démontré scientifiquement.

Il explique tout d'abord qu'il existe un réseau de neurones responsables de la respiration dans le cerveau. Elles sont chargées de la gestion du rythme respiratoire. Ces cellules nerveuses sont  capables de générer 60 types de respirations différentes en fonction des situations rencontrées.

Lors d'une expérience avec des souris, cette région neuronale a été inhibée.  Les chercheurs ont ensuite déplacé ces souris dans un environnement inconnu.  Les neurones du cerveau aurait dû jouer le rôle d'alarme pour enclencher les mécanismes du stress sur le comportement des souris. Mais, au lieu de s'exciter et renifler, les souris sont restées incroyablement calmes.

Le fait de ne pas pouvoir enclencher de respiration plus rapide a eu pour conséquence de garder les souris dans le calme. Il y a donc une communication directe entre le cerveau et la respiration. 

Et ce chemin neuronal fonctionne dans les deux sens

Le simple fait de respirer lentement et longuement permet de se calmer.

S'arrêter un instant et se concentrer sur sa seule respiration, en veillant à inspirer profondément et à expirer profondément, le plus lentement possible, et  le corps répond par un net ralentissement du rythme respiratoire, et par suite du rythme cardiaque.

Par conséquent en gardant une respiration profonde nous envoyons  à notre cerveau la demande de rester calme. «Le lien est direct. Il suffit de ralentir votre rythme respiratoire pour apaiser votre esprit d'un seul coup», souligne M. Krasnow.

S'il fallait une preuve pour les plus sceptiques la voici donc !

Vous voulez en savoir plus sur les étapes de l'étude, n'hésitez pas à lire le compte rendu de Mark Krasnow ICI

 

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